Nathalie a grandi entre lac et montagnes, avec en toile de fond les sommets d’Annecy et les paysages familiers de Lovagny. Fille du pays de Savoie, elle évoque une enfance simple et joyeuse, rythmée par les virées en ski alpin, les descentes effrénées en snowboard à l’adolescence et les jeux dans un lotissement rural où « les copains frappaient à la porte sans prévenir ».
Sa mère, auxiliaire puéricultrice auprès de prématurés, lui transmet très tôt le sens du soin et de l’attention aux autres. Son père, profondément attaché à sa terre Bressane, lui inculque le travail méticuleux et soigné. Avec son frère, « c’était parfois la guerre », sourit-elle. Aujourd’hui, ils s’entendent presque « comme deux chiens de foire ».
Un parcours d’excellence, guidé par l’exigence
Élève sérieuse, Nathalie décroche un bac scientifique au lycée Charles Baudelaire de Cran-Gevrier. Elle tente une classe préparatoire HEC : l’excellence, oui ; la voie toute tracée, moins. Elle bifurque vers une MST (Maîtrise de Sciences et Techniques), valide deux années, puis change encore de cap — direction l’anglais, sa passion.
Licence en Angleterre, maîtrise, DEA, CAPES, puis agrégation validée en interne : le parcours est dense, exigeant. Entre-temps, la vie s’invite avec bonheur. Elle trouve à Grenoble celui qui deviendra son mari, médecin, croisé sur les bancs étudiants. Deux filles naissent : Juliette en 2012, Célestine en 2015.
Professeure d’anglais à Compiègne, elle suit ensuite son époux lors de son internat à l’hôpital de Thonon-les-Bains. La famille s’installe à Perrignier en 2014. Nathalie enseigne alors au collège de Bons-en-Chablais.
Mais au fil des années, une petite voix intérieure se fait entendre. « J’avais besoin d’aller plus loin, de créer autrement. »
La révélation de l’espace
En 2021, elle reprend des études en architecture d’intérieur à l’école École HOME, réputée pour sa réflexion poussée sur l’ergonomie, la maîtrise des espaces et fondée sur l'idée que l'humain doit être au cœur de son habitat. Elle y découvre la méthode H.O.M.E.© et une conviction forte : un lieu bien pensé peut transformer un quotidien.
Diplômée en 2024, assurée en décennale, Nathalie lance son activité d’architecte d’intérieur et de maîtrise d’œuvre. Elle suit les chantiers, coordonne les artisans, retravaille des plans d’architecte, intervient en rénovation comme en neuf. Mais au-delà des volumes et des matériaux, c’est une autre dimension qui l’anime.
« On ne choisit jamais un lieu par hasard », confie-t-elle. « Inconsciemment, on y projette nos traumas, nos envies, nos peurs, nos rêves… »
Ôniris, l’humain au cœur du projet
Son atelier, Ôniris, est installé en Haute-Savoie, entre Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains et Annecy. Plus qu’un studio d’architecture d’intérieur, c’est un espace d’écoute et de co-construction.
Sa promesse est claire :
« Faites de votre intérieur un lieu qui vous ressemble… et qui vous ressource. »
Optimisation des mètres carrés, circulation fluide, valorisation immobilière, décoration sur-mesure : chaque projet débute par une analyse approfondie des besoins de l’habitant. Grâce à des plans ultra-précis réalisés avec la technologie Imapper, un réseau d’artisans de confiance et des partenariats solides, elle assure un accompagnement rigoureux, du premier croquis à la réception du chantier.
Mais Nathalie va plus loin. Elle associe son expertise architecturale à la thérapie de l'habitat qui privilégie la décoration consciente car notre environnement nous impact très fortement. Cabinets de thérapeutes, logements familiaux, résidences secondaires : elle adapte chaque lieu pour qu’il soutienne l’équilibre physique et mental de ceux qui l’occupent.
Thérapie par l’habitat
Depuis peu, elle s’intéresse à la thérapie par l’habitat. Pour elle, l’architecture d’intérieur n’est pas qu’une question d’esthétique ; c’est une démarche holistique.
Un meuble déplacé peut libérer une circulation.
Une couleur choisie avec justesse peut apaiser.
Un espace optimisé peut alléger la charge mentale.
« Nous ne dessinons pas juste des maisons, nous dessinons des vies », aime-t-elle rappeler, reprenant les mots de Maïlys Dorn, fondatrice de la méthode qu’elle applique.
Son approche est durable, rentable et profondément humaine. Elle pense aux familles avec enfants, aux personnes âgées, aux professionnels recevant du public, aux animaux de compagnie aussi. L’habitat doit être au service de l’habitant — jamais l’inverse.
Une énergie communicative
Ce qui frappe chez Nathalie, au-delà de la précision technique, c’est sa douceur. Son sourire franc, sa sensibilité, sa capacité à projeter avec ses clients « le lieu d’après » — celui dans lequel on se sent aligné, apaisé, à sa place.
De la jeune Savoyarde dévalant les pistes enneigées à l’architecte d’intérieur orchestrant des espaces de vie sur-mesure, le fil rouge reste le même : avancer, évoluer, créer.
Et si, finalement, optimiser un espace, c’était aussi s’autoriser à écrire un nouveau chapitre de sa propre histoire ?